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SZYMANOWSKI - DVOŘÁK - Concertos pour violons

KAROL SZYMANOWSKI
(1882-1937)

Concerto pour violon n° 1, op. 35

ANTONÍN DVOŘÁK
(1841-1904)

Romance pour violon et orchestre en fa mineur, op. 11
Concerto pour violon en mi mineur, op. 53

Arabella Steinbacher (violon)
Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin
Marek Janowski (direction)

PENTATONE CLASSICS - PTC 5186353 - (SACD)


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Fraîchement débarquée sur le label PentaTone Classics, Arabella Steinbacher inaugure son transfert avec un enregistrement au contenu musical assez contrasté, pour ne pas dire iconoclaste. En première partie de programme, nous trouvons le Concerto pour violon n° 1 de Szymanowski. Datant de 1916, c’est l’une des toutes premières partitions à rompre avec les schémas classiques du XIXe siècle. Si l’œuvre revendique d’emblée un fort potentiel émotionnel, ce dernier s’appuie davantage sur l’expression de la ferveur – un héroïsme lyrique et langoureux du plus bel effet – que sur celle du romantisme, nouvellement perçu comme trop conservateur. À l’inverse, la suite du programme use d’arguments beaucoup plus conventionnels. Prenant place au sein d’une structure plus classique, les sonorités riches et authentiques du Concerto pour violon et de la Romance pour violon et orchestre de Dvořák ne manquent pas de révéler l’attrait qu’avait le compositeur envers les harmonies mélodiques et dansantes. Bien que d’une valeur inégale – la Romance étant une pièce de moins grande importance – ce couplage n’en reste pas moins très judicieux. Aussi, s’il fallait trouver un seul point commun à ces compositions – tout du moins en ce qui concerne les deux Concertos –, ce serait incontestablement celui de compter parmi les meilleures ambassadrices de la musique slaves, un langage qui semble tout particulièrement convenir à la jeune soliste et à l’Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, bien que l’occasion nous ait déjà été donnée de l’entendre prononcé avec un accent tchèque plus favorable. À la faveur d’une prise de son naturelle et parfaitement équilibrée, ce premier album démontre que les dirigeants de PentaTone ne se sont pas trompés en engageant Arabella Steinbacher. S’il ne sera certainement pas suffisant à leur faire totalement digérer le départ de leur violoniste fétiche Julia Fischer vers une compagnie concurrente, son écoute, très convaincante, leur permettra toujours de se consoler.

T. HERVÉ - 04/2010